Après le ragnarok

L'aventure ne s'achève pas ici, mais se poursuit à l'adresse suivante:
http://www.brimir.cowblog.fr
Ce nouveau blog sera mieux organisé, plus cohérent et plus complet que celui-ci.

Merci à tous pour votre attention, vos commentaires et pour votre interêt sur le sujet.

Fenrir.

# Posté le mardi 14 novembre 2006 11:33

Modifié le mardi 14 novembre 2006 15:32

Les Nibelungen: version scandinave, 3ème partie: Le cycle de Sigurd

Les Nibelungen: version scandinave, 3ème partie: Le cycle de Sigurd
Nous arrivons maintenant au c½ur de la légende, à savoir le cycle de Sigurd/Siegfried qui est désormais un des héros germaniques les plus célèbres et qui représente le thème central du mythe. On retrouve à nouveau Reginn frère de Fafnir et fils de Hreidmarr. Il faut noter que la Brynhild de la völsungasaga et de l'Edda de Snorri correspond à Sigdrifa dans l'Edda poétique. La légende est également présente dans la Thidreksaga avec quelques variantes, notamment en ce qui concerne l'enfance de Sigurd qui est élevé par une biche lors de la première année de sa vie avant d'être adopté par Regin.

« Tu seras l'homme
Le plus glorieux sous le soleil
Né pour être le plus élevé
De tous les rois,
Libéral d'or
Mais lent à fuir,
De glorieuse apparence
Et sage en propos » La prédiction de Gripir à Sigurd



Reginn, forgeron n'a pas oublié le trésor de Andvari, sur lequel repose désormais son frère Fafnir métamorphosé en dragon à Gnitaheidr, et c'est bien pour cette raison qu'il éduque et nourrit le jeune Sigurd.
Lors d'un de ses voyages Sigurd croise un vieillard borgne, à barbe grise et s'appuyant sur sa lance, celui-ci lui propose alors de choisir une des chevaux parmi ceux du roi Chilperic : Sigurd choisi Grani, fils de Sleipnir, cheval d'Odin.
De retour chez Reginn, Sigurd n'hésita pas à se vanter auprès de celui-ci car le forgeron lui avait assuré que le roi ne lui offrirait jamais une des ses montures, à ce moment Reginn révéla à son fils adoptif un secret : celui de l'existence d'un puissant et terrifiant dragon gardant un magnifique trésor.
Mais pour obtenir le trésor il fallait une arme digne de ce nom : le forgeron confectionna une épée, qui ne résista pas à la force du jeune héros et se brisa sur l'enclume. Sigurd alla alors voir sa mère et obtint ainsi les fragments de l'ancienne épée Gram, Reginn la reforgea, Sigurd était alors près à affronter le monstre dans sa caverne.
Arrivé devant la caverne, au plateau de Gnitaheid, Sigurd usa de ruse plutôt que de force, et sous les conseils de Reginn il creusa un trou, afin de prendre le dragon par surprise au moment ou celui-ci sortirait, et de frapper au ventre pour atteindre le c½ur : les choses se déroulèrent comme prévu. Agonisant Fafnir prévint tout de même Sigurd de la malédiction de l'or et de l'anneau.

Fafnir chanta :
« Je te conseille à présent, Sigurd,
Et toi retiens ce conseil :
Va-t'en d'ici !
L'or sonore
Et l'argent rouge comme braise,
Les anneaux te mèneront à mort »


Reginn demande alors à Sigurd de se nourri du c½ur du dragon, en le faisant rôtir Sigurd lécha ses doigts : ce qui lui permit de comprendre le langage des oiseaux. Un de ceux-ci le mis alors en garde contre Reginn, car celui-ci n'avait qu'une seule idée en tête, tuer son élève afin de reprendre le trésor. Sigurd profita alors du sommeil de son maître pour lui trancher la tête.
Il équipa ensuite Grani du trésor, et sous le conseil d'un autre oiseau mangea le c½ur du dragon en entier.

Sigurd se dirigea ensuite vers le Rhin jusqu'au moment ou il atteint un énorme rocher encerclé d'une muraille de flammes, intrépide, le héros franchi les flammes, et aperçut ainsi un guerrier endormi vêtu d'une armure. Otant l'armure il découvrit qu'il s'agissait d'une femme : c'était Brynhild, une Walkyries, bannie par Wotan, endormie par une épine pour avoir désobéi à ses ordres.
Il reveilla alors Brynhild et tomba aussitôt amoureux, en gage de son amour il lui offrit son anneau, l'anneau maudit, mais avant de partir il reçu des conseils de la part de la valkyrie :


«Je te conseille, en premier lieu, de nourrir à l'égard de tes amis des sentiments irréprochables. Sois lent à te venger, même si on te cherche querelle : on dit que les morts y trouvent leur profit. »
«En second lieu, je te conseille de ne pas prononcer de serment qui ne soit sincère ; d'affreux tourments frappent le parjure ; misérable est celui qui viole la foi jurée. »
«En troisième lieu, je te conseille de ne pas provoquer de querelles avec des gens peu intelligents ; car souvent un sot profère des paroles plus méchantes qu'il ne le pense vraiment. »
«En quatrième lieu, je te conseille ceci : Si quelque sorcière vicieuse se trouve sur ton chemin, il vaut mieux poursuivre ta route que de t'arrêter, si même la nuit devait te surprendre. »
«En cinquième lieu, je te conseille ceci : Si même tu vois -des filles charmantes sur les bancs, ne permets pas à leur beauté de troubler ton sommeil, et ne te laisse pas séduire par leurs baisers. »
«En sixième lieu, je te conseille : Si des guerriers, qui boivent de la bière, s'abandonnent à l'injure, ne te querelle pas avec ces ivrognes ; le vin ôte la raison à plus d'un. »
«En septième lieu, je te conseille : Si tu as des démêlés avec des personnages de noble tempérament, mieux vaut accepter ouvertement le combat qu'incendier lâchement leurs opulentes demeures. »
«En huitième lieu, je te conseille ceci : garde-toi de toute vilenie et abstiens-toi de toute fausseté ; ne séduis pas la jeune fille vierge ni l'épouse d'autrui ; ne les entraîne pas au plaisir défendu. »
«En neuvième lieu, je te conseille d'ensevelir les morts, où que tu les découvres sur terre, qu'ils aient succombé à la maladie ou péri en mer ou qu'ils aient été frappés par le fer. »
«En dixième lieu, je te conseille : ne te fie pas aux serments des proches parents d'un homme que tu as abattu ; souvent un loup se cache sous les traits du frère ou du fils du tué, alors même qu'a été touché par lui le prix du meurtre. »
«En onzième lieu, je te conseille : reste toujours en garde contre les dangers de toutes sortes et surveille tes propres amis. »


Sigurd s'en alla ensuite pour le palais du Roi Gibich, de la lignée des Niflungar, le roi avait eu trois fils avec la reine Grimhild : Gunnar, Högni et Guttorm et une fille du nom de Gudrun. La reine Grimhild, compris rapidement qu'un mariage entre Gudrun et Sigurd était nécessaire pour obtenir l'or, elle vit alors Brynhild comme un obstacle : c'est pour cela qu'elle conçut un philtre d'oubli. Mis au courant, Gibich proposa à Sigurd la main de sa propre fille, Sigurd accepta et en gage de son amour il lui offrit le c½ur du dragon, ce qui avait le pouvoir de la rendre plus savante mais aussi plus cruelle.
Par la suite, pour témoigner de leur fidélité Sigurd, Högni et Gunnar, l'or d'un banquet mélangèrent leur sang en un rituel de fraternité jurée.
Gunnar de son côté convoitait Brynhild, qui était à ce moment encore seule sur son rocher encerclé de flamme, mais elle ne pouvait qu'accepter un guerrier assez courageux pour franchir les flammes. Il n'hésita pas à se servir de Sigurd et se rendit avec lui au rocher, grâce au heaume présent dans le trésor, Gunnar pris l'apparence de Sigurd, et Sigurd celle de Gunnar.
Sigurd franchi le feu sous une fausse apparence, et lui expliqua que désormais elle lui appartenait, la walkyrie était obligée de s'y soumettre et lui proposa alors de partager sa couche, en guise de fidélité envers Gunnar et pour préserver la virginité de la walkyrie, Sigurd plaça son épée entre leur deux corps. Au matin, Sigurd et la walkyrie échangèrent leur anneau, si bien que Sigurd se retrouvait à nouveau en présence de l'anneau maudit dont il avait oublié l'existence.
Dès que Brynhild détourna le regard, Sigurd et son frère de sang reprirent leur véritable apparence, avant de retourner au château du roi Gibich.

Les années passèrent, et un jour une querelle éclata entre Brynhild et Gudrun : tandis que Brynhild se vanta d'être l'épouse du plus grand héros, Gudrun lui répliqua que c'est son mari qui avait occis le dragon Fafnir, c'est au moment ou la walkyrie lui rétorqua que c'est Gunnar qui avait franchi les flammes que Gudrun ne pu s'empêcher de dévoiler la vérité, et lui révéla que c'était Sigurd qui avait franchi le feu en ayant changé d'apparence grâce au heaume, elle prouva ses dires en lui montrant l'anneau. Brynhild se sentit alors trahie et manipulée et ne pensait plus qu'à une chose : la vengeance.
Une fois seule avec Gunnar, elle lui expliqua que la présence de Sigurd était néfaste pour l'avenir des Niflungar, il fallait par conséquent l'éliminer, Gunnar, voyait à ce moment une formidable occasion de s'emparer du trésor.
Högni de son côté désirait aussi entrer en possession de l'or, mais le serment de fraternité de sang empêchait tout action, il se souvint alors de Guttorm, qui n'y avait pas participé.
A la tombée de la nuit, ce dernier entra discrètement dans la chambre du héros, pour le frapper dans le dos à l'aide de son glaive, Sigurd eu à peine le temps de se ressaisir, de prendre son épée afin de terrasser son agresseur.
Mais la blessure était trop profonde, le héros périt peu de temps après. Gudrun hurla de douleur découvrant le cadavre du défunt Sigurd, d'autant plus que son fils Sigmund avait également été assassiné.
Lors du bûcher funéraire, Brynhild se précipita dans les flammes, et subi le même sort que son mari, victime d'une malédiction qui ne s'était pas éteinte et qui avait pour origine l'or.

# Posté le mercredi 03 mai 2006 11:33

Les Nibelungen: version scandinave, 2ème partie: le cycle de Helgi

Les Nibelungen: version scandinave, 2ème partie: le cycle de Helgi
La suite de la légende nous est parvenue grâce la völsungasaga et à trois poèmes de l'edda : les Helgakvida. Elle met en scène quatre personnages importants : Sinfjotli, Sigmund, ainsi que son fils Helgi qu'il a eu avec la son épouse Borghild. Cette partie de l'histoire met en scène la lutte entre la lignée de Sigmund : les völsungar et la lignée de Hunding : les Hundingar.
Les valkyries, vierges chargées d'envoyer au valhöll les guerriers morts au combat, jouent un rôle primordial.


Tout comme l'a fait Hreidmarr en son temps, les proches de Hunding réclament de l'or à Helgi car celui-ci a tué leur roi, Helgi refuse. La bataille fait rage entre les Hundingar et les Völsungar.
Les valkyries rôdent autour du combat afin de choisir leurs héros, parmi celle-ci, Sigrun approcha de Helgi et de Borghild afin de leur confier sa détresse : Odin veut la marier à un prince couard du nom de Hoddbrodd.

Désireux d'aider la valkyrie et avide de bataille Helgi n'hésita pas à aider cette dernière, le combat qui s'en suit au royaume de Hoddbrodd fut remporté facilement par les völsungar aidés des valkyries. Après la bataille Sigrun épousa le valeureux combattant Helgi.

Plusieurs années passèrent, mais Helgi ne savait que Hoddbrodd avait eu un fils désireux de venger son père. Cette fois ci Helgi n'emporta pas la bataille et périt au combat.

« Helgi surpassait
Les héros
Comme le frêne aux nobles formes
Surpasse les ronces
Ou comme le faon
Eclaboussé de rosée
Surpasse
Tous les animaux
Lui dont les cornes scintillent
Jusqu'au ciel lui-même
(...)

Je veux embrasser
Le roi trépassé
Avant que tu n'ôtes
La cotte de maille sanglante ;
Ta chevelure, Helgi,
Est couverte de givre,
Le chef est recouvert
De la rosée des occis,
Les mains sont glacées
Du gendre de Högni,
Comment porter, Ô prince,
Remède à tout cela ? » Sigrun


En ce qui concerne Sinfjotli, il convoitait, avec un frère de Borghild une jeune femme, élevé pour la vengeance, le fils de Sigmund tua son rival.
Borghild ne supportait pas la présence de l'assassin de son frère aux funérailles : elle s'était décidée à se venger en versant du poison dans la corne de Sinfjotli. Ce dernier méfiant fit boire la corne à son père Sigmund, personne ne savait qu'il s'était immunisé au poison par injection de dose régulière, celui-ci reproduit l'opération une deuxième fois, mais s'impatientant par la suite devint imprudent et fit boire la boisson à son fils, qui périt sur le coup.

Sigmund, culpabilisant, pris le corps de son fils dans ses bras et le transporta sur un long chemin jusqu'au rivage. Un vieux passeur borgne au chapeau camouflant une grande partie de son visage se présenta à lui. Sigmund lui confia le cadavre de son fils, le passeur ne pouvait transporter avec lui un seul et unique passager. L'embarcation disparut mystérieusement dans les flots avant même que Sigmund n'eut le temps de saluer une dernière fois son fils, qui devait désormais être au royaume des héros morts, avec Odin, le dieu ayant acquis la sagesse, contre son ½il...

Sigmund répudia par la suite Borghild qui décéda peu de temps après, il se maria alors avec Hjordis. Lingvy, fils de Hunding, désirait la main de Hjordis : une guerre terrible éclata, au c½ur de la bataille apparut un mystérieux vieillard s'attaquant à Sigmund : ce dernier brisa son épée contre la lance du borgne, désarmé, ses ennemis se ruèrent sur lui afin de l'achever.

Hjordis vint à la rencontre de son mari mourant. Sigmund lui confia l'épée brisée, jadis extraite d'un tronc d'arbre, afin que leur fils puisse l'utiliser, car comme l'annonçait la prophétie le fils de Sigmund serait un grand héros dont les exploits rendrait son nom éternel, ce héros se nomme Sigurd.

# Posté le jeudi 06 avril 2006 09:29

Modifié le jeudi 06 avril 2006 10:32

Les Nibelungen: version scandinave, 1ere partie: le tribut de la loutre/ la famille maudite

Les Nibelungen: version scandinave, 1ere partie: le tribut de la loutre/ la famille maudite
La légende des Nibelungen (Niflungar) nous est parvenu dans sa version scandinave grâce aux textes islandais du XIIIème siècle des eddas (l'Edda poétique et l'Edda en prose de Snorri Sturlurson), de la völsungasaga ainsi que la thidreskssaga et existe dans une version chrétienne et moins mythologique en moyen-haut allemand datant de la même époque (Das Nibelungenlied) mais ces écrits ont une origine continentale bien plus ancienne pouvant remonter au Vème siècle.
Ici ce sont les textes scandinaves qui seront abordés, il faut noter que Siegfried est le nom allemand de Sigurd, Gunther correspond à Gunnar, Hoegni correspond à Hagen, Andvari à Alberich, etc.
Les traductions sont de Regis Boyer et sont notées en italique, cette première partie s'inspire du poème de l'Edda poétique: le reginsmal.


Un matin, après un long voyage, Odin, Hoenir et Loki arrivèrent près d'une cascade, Loki affamé tua alors une loutre en train de manger un poisson. Les dieux arrivèrent par la suite dans une ferme afin de réclamer l'hospitalité, en échange Loki proposa son repas, le fermier se nommait Hreidmarr, par sa magie enseigné à son fils Ottr, il avait conféré à ce dernier la capacité de se métamorphoser en toute chose, il avait deux autres fils : Regin et Fafnir, à ce moment Hreidmarr annonça aux trois dieux que la loutre était son troisième fils, surpris, les ases furent aussitôt enchaîné, Loki, pour se démêler de cette situation très embarrassante proposa un marché à Hreidmarr : lui et ses compagnons seraient libérés à condition que la peau de la loutre soit remplie et couverte d'or.
Loki se souvint alors de Andvari : un nain des lieux souterrains de Svartalheim qui avait accumulé une quantité très importante d'or. Il se mit en route afin de guetter le passage du nain, qui apparu sous la forme d'un brochet, Loki le captura avec le filet de Ran, déesse qui accueille dans son sinistre royaume les marins noyés.
Pris au piège, Andvari fut forcé de céder son trésor, cependant Loki remarqua que ce dernier essayait de dissimuler un anneau, Loki l'arracha de force malgré les protestations du nain. Celui-ci pour se venger maudit alors l'anneau

« Cet or-ci,
Que posséda Gustr
Ménera à la mort
Deux frères
Et huit princes
A la guerre
De mon or
Nul ne jouira »


Loki ignora la malédiction et retourna chez Hreidmarr afin de donner le trésor, mais Odin s'empara du magnifique anneau avant l'arrivée de Hreidmarr. Comme convenu, la peau de la loutre fut remplie d'or avant d'être cousue, puis elle fut recouverte. Hreidmarr constata à ce moment qu'un morceau de moustache dépassait, Odin fut alors contraint de déposer l'anneau.
Ayant payé leur dette les dieux retournèrent à Asgard, Hreidmarr s'empara de l'anneau, ses fils Regin et Fafnir réclamèrent à ce moment leur part du trésor, Hreidmarr refusa, Regin le tua tandis que Fafnir s'empara du trésor. Mais au moment où Regin réclama sa part du trésor Fafnir s'était revêtu du heaume d'effroi de Tarnhelm donnant la capacité de se métamorphoser et s'était emparé de l'épée de Hrotti. Après avoir menacé son frère, Fafnir s'enfuit au plateau de Gnitaheid ou il se métamorphosa en dragon afin de dormir sur son précieux trésor, tandis que Regin s'en alla de son côté armé de son épée.

Un autre début plus complexe nous est fourni dans la völsungasaga, l'histoire se déroule sur plusieurs générations.
Le roi Franc Völsung descend directement de la lignée d'Odin, il est son arrière petit fils, un de ses dix fils se nomme Sigmund et sa fille Signy (l'équivalent allemand de ce nom est Sieglinde, de même).


Une fête a lieu chez le roi Völsung pour célébrer le mariage entre Signy et le roi goth Siggeir, lors de ce banquet, un vieillard borgne au chapeau à larges bords entra afin de planter une épée dans le tronc du frêne siégeant au milieu de la salle. Aucun des invités ne reconnu Odin, avant de partir il s'adressa à la foule pour dire que la lame reviendra à celui qui l'arrachera de l'arbre, or c'est Sigmund qui arracha, sans difficulté l'épée d'une beauté exceptionnelle. Siggeir propose alors d'acheter l'épée à Sigmund, ce dernier refusant, le roi retourne irrité, avec Signy dans son royaume.
Un malentendu s'était installé entre les deux clans, longtemps après, Völsung reçu de la part de Siggeirr une invitation, ou il y voyait un moyen de réconciliation. Mais les choses ne se déroulèrent pas ainsi, Völsung, était tombé dans un piège, son armée fut décimée après un dur combat, seul ses fils échappèrent à la mort : Siggeir se proposa alors de les exécuter.
Signy, qui n'avait qu'une idée en tête : sauver ses dix frères d'une mort certaine, obtint de son mari, que ces hommes soient enchaînés dans une forêt. Siggeir était conscient que les bois étaient remplis d'animaux sauvages... Chaque nuit, un des frères fut alors dévorés dans d'atroces souffrances par une louve affamé, si bien, qu'à la neuvième nuit Sigmund fût le seul survivant. Signy décida alors de recouvrir entièrement le corps de Sigmund de miel, la louve au lieu de dévorer Sigmund lécha le miel, celui-ci profita alors de la situation pour mordre et sectionner la langue de la louve. Une fois libéré ce dernier partit dans les tréfonds obscurs de la forêt, avec une seule idée en tête, partagée avec Signy : la vengeance.
Signy avait envoyé à Sigmund deux fils qu'elle avait eu avec Siggeir afin de les éduquer pour la vengeance : ils étaient trop faible, donc Sigmund les tua. Sieglinde en conclut que leur faiblesse venait du sang de Siggeirr : il fallait donc que le héros vengeur soit un descendant de la race des völsungar : elle engendra donc avec son frère le héros Sinfjötli, que Siggeirr prit pour son propre fils.
Les années passèrent, le moment venu, les deux hommes se rendirent au château du roi dans la nuit, Siggeirr rapidement alerté finit par emprisonner Sigmund et son fils afin de les emmurer. Signy parvint tout de même à leur fournir l'épée provenant de l'arbre permettant aux hommes de se délivrer en creusant la terre, ils incendièrent alors le palais de Siggeirr, ou périt le roi et ses hommes. La vengeance accomplit, Signy s'immola dans le château de son mari tandis que Sigmund et Sinfjotli retournèrent au royaume des Völsungar.

# Posté le jeudi 30 mars 2006 02:13

Modifié le jeudi 30 mars 2006 05:37

Odin, dieu majeur de la mythologie nordique III

PARTIE III: L INFLUENCE D ODIN AUPRES DES HOMMES

(en construction)

# Posté le vendredi 16 décembre 2005 08:10

Modifié le vendredi 16 décembre 2005 08:34